REMAPATH

REMAPATH

Revue Malienne de Pathologies Thrombotiques et Hémorragiques. Une revue semestrielle.

DIARRA Amadou B1, SEMEGA Cheick Hamallah1, CISSE Moussa1, GUITTEYE Hassana1, TRAORE Djakaridja1, TRAORE Adama1, FOMBA Minkoro1,TOGORA Gaoussou1, KAMISSOKO N’Falaye1, BA Alhassane1, KOURIBA Bourèma2

Résumé (Français):

L’objectif de ce travail était d’évaluer la qualité de la prescription des produits sanguins labiles (PSL) et la satisfaction des besoins à Bamako.
Il s’agissait d’une étude descriptive rétrospective qui s’est déroulée de mars à décembre 2013 au Centre National de Transfusion Sanguine (CNTS) de Bamako. Elle a porté sur 2620 demandes de PSL. L’unité d’étude était l’ordonnance. Nous avons sélectionné de façon systématique une ordonnance sur 2, tous les jours. Chaque ordonnance était suivie jusqu’à la délivrance de la totalité ou non des produits sanguins prescrits. Les informations ont été recueillies sur une fiche d’enquête et saisies et analysées sur SPSS 19.0.
Le sang total était prescrit dans 67% des cas. Les prescripteurs de sang étaient des médecins (72%), des internes, des étudiants en médecine, d’infirmiers et de sages-femmes. Un-tiers des ordonnances (31%) comportaient des non-conformités diverses indiquant la nécessité de former les prescripteurs des PSL des bonnes pratiques transfusionnelles. Les demandes de PSL en général étaient satisfaites à 61% dans un délai médian de 3 jours, ce qui est relativement long.
Conclusion : Cette étude met en exergue les insuffisances dans la prescription et le niveau relativement faible de la satisfaction des besoins des demandeurs de produits sanguins, indiquant la nécessité d’améliorer le processus tant au niveau du CNTS, qu’au niveau des structures de soins.

Mots clés: Prescription, Produits Sanguins Labiles, Satisfaction, Besoins, CNTS Mali.

CISSOKO Yacouba1, CAMARA Youssouf2, DICKO Mariam S1, DIALLO Yacouba L3, BA Hamidou4, KONATE Issa1, SIDIBE Assetou F1, DEMBELE Jean Paul1, DAO Soungalo1

Résumé (Français):

Si les infections opportunistes du VIH sont bien décrites, les complications non infectieuses sont moins étudiées. Nous avons étudié les caractéristiques cliniques, biologiques et évolutives des thromboses des membres inférieurs chez les patients infectés par le VIH hospitalisés dans le service de Maladies Infectieuses du CHU du Point G.
Il s’agit d’une étude rétrospective allant du 1er Janvier 2008 au 31 décembre 2016 Nous avons inclus tous les patients infectés par le VIH hospitalisés dans le service chez lesquels le diagnostic de thrombose des membres inférieurs a été posé à l’échographie doppler. Les paramètres cliniques, biologiques et évolutifs ont été recueillis et analysés avec le logiciel SPSS 20.0.
Parmi les 1568 patients infectés par le VIH hospitalisés dans la période, 35 cas de thromboses ont été diagnostiqués, soit une fréquence de 2,2 %. Il s’agit de 27 femmes et de 8 hommes, âgés en moyenne de 36,6 ± 9,9ans. La thrombose faisait partie des circonstances révélatrices de l’infection à VIH chez 6 patients. Dans les autres cas, le délai de survenue de la thrombose par rapport à la découverte de la séropositivité au VIH était en moyenne de 211,6±629,0 jours. Tous les patients avaient une infection à VIH de type 1. Le taux moyen de CD4 était à 97,9±105,5 /mm3. Au moment du diagnostic 57,1% des patients étaient au stade IV-OMS, la majorité avait un indice de Karnofsky entre 40 et 70%, l’IMC moyen était de 13,8±3,4 kg/m2. Aucun cas d’HTA, ni de diabète n’a été retrouvé. Le bilan biologique a montré un taux moyen de plaquette à 294 000±114 536 /mm3 et une hypercholestérolémie dans 17,1% des cas. Le traitement a consisté en une anticoagulation curative associée à une trithérapie dans 82,8% des cas. Un patient sous inhibiteur de protéase a nécessité une amputation. La létalité était de 57,1%.
Conclusion : Les thromboses des membres inférieurs sont relativement fréquentes chez les patients infectés par le VIH, surtout de sexe féminin. Elles peuvent être révélatrices de l’infection. Des études prospectives sont nécessaires pour identifier les facteurs biologiques favorisant ces thromboses.

Mots clés: Thrombose veineuse, membres inférieurs, VIH, Bamako

DIALLO Moussa1, TOKPA A 2, SOGOBA Youssouf 1, DIALLO Oumar3, KANIKOMO Daouda1

Résumé (Français):

L’hématome épidural cervical isolé post traumatique est rare. C’est une affection grave qui peut être responsable de handicap sévère parfois irréversible. Le traitement est habituellement chirurgical. Dans de rare cas une abstention chirurgicale est proposée. Les limites entre la chirurgie et le traitement conservateur ne sont pas bien claires. Nous rapportons notre observation sur un cas de régression rapide et spontanée d’un hématome épidural cervical traumatique à travers laquelle nous avons effectué une revue de la littérature.
Observation clinique :
Il s’agissait d’un jeune patient de 17 ans, sportif et sans antécédents qui a présenté des cervicalgies survenues à la suite d’une compétition de karaté. La survenue d’une monoparésie brachiale droite avait permis de faire le diagnostic d’un hématome épidural cervical de C1 à C3. Après quatre d’hospitalisations, il a présenté une régression des symptômes cliniques avec à l’imagerie une disparition complète de l’hématome. Sur un suivi de 2 ans, l’évolution était sans particularité.
Conclusion : L’indication d’une évacuation chirurgicale de l’hématome épidural cervical doit être basée sur de solides arguments cliniques et radiologiques. Bien que rare, des cas de résolution sous traitement conservateur peuvent exister.

Mots clés: rachis cervical, hématome épidural, résolution rapide, traumatisme

TOGO Seydou1, KANE Bourama2, OUATTARA Moussa Abdoulaye1, SIDIBE Amadou3, CISSE Mahamadou Abdoulaye Cheick4, DRAME Sidiki Boubacar5 , MAÏGA Issa Boubacar1, DIALLO Yacouba Lazare6, COULIBALY Ibrahim1, TOURE Cheick Ahmed Sekou1, OMBOTIMBE Allaye1, COULIBALY Souleymane1, MAÏGA Abdoul Aziz1, YENA Sadio1

Résumé (Français):

La séquestration pulmonaire (SP) est une malformation congénitale rare. Elle est caractérisée par un tissu pulmonaire non fonctionnel vascularisé par une ou plusieurs artères systémiques aberrantes.
Les auteurs présentent l’observation d’un enfant de sexe féminin âgé de 2 ans diagnostiqué et traité pour pneumopathie tuberculeuse chez qui le diagnostic d’une séquestration pulmonaire intra lobaire a été fait en per-opératoire à l’occasion d’un épisode d’hémoptysie massive. Le diagnostic de séquestration pulmonaire chez l’enfant reste encore un challenge en milieu défavorisé à potentiel endémique tuberculeux du fait de l’insuffisance de plateau technique.
Conclusion : Ce cas est présenté pour souligner les difficultés diagnostiques de cette anomalie rare en milieu endémique tuberculeux où les ressources financières sont limitées.

Mots clés: Séquestration, pneumopathie tuberculeuse, hémoptysie

DOUMBIA Abdoul Karim1, KANE Bourama2, TOGO Pierre1, COULIBALY Oumar1, FANE Seydou1, SACKO Karamoko1, DEMBELE Adama1 , CISSE Mohamed E.1, DIALL Hawa1, MAÏGA Belco1, DIAKITE Fatoumata L.1 KONATE Djeneba1, TRAORE Issa1, DOUMBIA Aminata1, TOURE Amadou1, FANE Baba3, DEMBELE Guediouma2, DIAKITE Abdoul A.1, DICKO Fatoumata T.1, TOGO Boubacar1, SYLLA Mariam1

Résumé (Français):

L’objectif de ce travail était d’étudier la pratique transfusionnelle à l’unité d’oncologie pédiatrique (UOP) de Bamako.
Il s’agissait d’une étude prospective, descriptive allant du 1ermars au 31 septembre 2016. Nous avons inclus 50 patients atteints de cancer ayant reçu une transfusion sanguine au cours de leur séjour hospitalier.
Les enfants âgés de moins de 5 ans représentaient 48 % de la population étudiée. Le sex-ratio était de 1,8. Soixante-dix pour cent (70%) résidaient à Bamako. Les leucémies aiguës représentaient 38 % des diagnostics, les lymphomes (24 %), le néphroblastome (14 %) et le rétinoblastome (14 %). Une transfusion antérieure était notée chez 52 % des enfants. Une anémie sévère était observée chez 88% des patients et 41% avaient un risque de saignement. La toxicité de la chimiothérapie était la principale indication de la transfusion. Le taux d’hémoglobine moyen était de 6 g/dl avec des extrêmes de 3 et 11g/dl. Ce taux était inférieur à 8g/dl chez 88% des patients. La leucopénie était présente chez 28% des patients et une thrombopénie inférieure à 50000 chez 41% des patients.
Le groupe sanguin A était demandé dans 48 %, le rhésus positif dans 90 % des cas. La majorité des demandes était formulée avant 16 h 00 de la journée. Le produit sanguin labile (PSL) était acheminé à la main dans 50% des cas. Le concentré érythrocytaire était administré chez 68% des patients. Le délai d’obtention du PSL dépassait 24 heures dans 10 % des cas. Le temps d’administration du produit sanguin était de 4 à 5 heures dans 64 % des cas. Aucun accident transfusionnel n’avait été signalé. Une amélioration clinique était observée chez 98 % des patients.
Conclusion: Cette étude est une première dans notre service. La mise en œuvre de lignes directrices pourrait améliorer la pratique transfusionnelle chez les enfants atteints de cancer.

Mots clés: Transfusion, enfant, cancer

TRAORE Amadou1, KONATE Madiassa1, DIARRA Abdoulaye2, KONE Youssouf1, MAÏGA Amadou1, KONE Tany1, BAH Amadou1, SIDIBE Boubacar Yoro1, KELLY Boureima1, SAYE Zakari1, DOUMBIA Arouna Adama1, KAREMBE Boubacar1, SAMAKE Moussa1, DEMBELE Souleymane1, BAGAYOGO Drissa3, DIAKITE Ibrahim1, DEMBELE Bakary Tientigui1, TRAORE Alhassane1, KANTE Lassana1, TOGO Adégné1

Résumé (Français):

La thrombose veineuse profonde du membre inférieur (TVPMI) est une pathologie grave de par ses complications dont la plus mortelle est l’embolie pulmonaire. L’objectif de ce travail était de déterminer la fréquence de la TVPMI en chirurgie générale, afin d’identifier les facteurs de risque et de déterminer les aspects diagnostiques, thérapeutiques et évolutifs.

Il s’agissait d’une étude rétrospective descriptive allant du 01 janvier 2010 au 31 décembre 2018 incluant tous les patients chez qui une TVPMI a été diagnostiquée à l’échographie doppler et, qui ont été pris en charge dans le service de chirurgie générale du CHU Gabriel Touré.

Sur 8720 patients hospitalisés, nous avons colligé 29 cas de thrombophlébite en 9 ans, soit une fréquence hospitalière de 0,33%. L’âge moyen était de 41,6 ± 20,19 ans. Le sex-ratio était de 0,5. Les antécédents retrouvés étaient le VIH et le diabète chez respectivement 6,9% et 3.4% des patients. Les facteurs de risque étaient : l’âge avancé (24,13%), le cancer (17,24%) et l’obésité (13,79%). La douleur a motivé la consultation dans 48,3% des cas. Les signes cliniques étaient : la fièvre (68,96%), la tachycardie (82,76%) le pouls grimpant de Mahler (82,76%), le signe de Homans positif (65,5%), la chaleur locale (44.8%), la rougeur (27,6%) et la circulation veineuse collatérale (10,3%).  La thrombose veineuse concernait le membre inférieur gauche dans 72% et le membre inférieur droit dans 28%. Le thrombus était dans la veine poplitée chez 31% des patients. Tous nos patients ont reçu l’héparine de bas poids moléculaire et l’antivitamine K. L’évolution est marquée par de guérison sans séquelle chez 68,97% des patients et une embolie pulmonaire suivie du décès dans 10,3% des cas.

Conclusion : la TVPMI n’est pas rare dans notre contexte. Il ne semble se dégager aucune particularité clinique et diagnostique dans notre contexte. Cependant la mortalité par embolie pulmonaire reste élevée, ce qui suscite des interrogations sur la qualité de la prise en charge.

Mots clés: thrombophlébite, thrombose veineuse profonde, chirurgie, Mali.

KANÉ Bourama1, DOUMBIA Abdoul K.2, TOGO Pierre2, COULIBALY Oumar2, FANÉ Seydou2, TRAORÉ F2, SACKO Karamoko2, DEMBÉLÉ Adama2, CISSÉ Mohamed E2, DIALL Hawa2, MAÏGA Belco2, DIAKITÉ Fatoumata L2, , KONATÉ Djeneba2, TRAORÉ Issa2, DOUMBIA Aminata2, COULIBALY YA2, TOURÉ Amadou2, FANÉ Baba3, DEMBÉLÉ Guédiouma1, DIAKITÉ Abdoul A2, DICKO Fatoumata T2, TOGO Boubacar2, SYLLA Mariam2

Résumé (Français):

L’anémie est un problème majeur de santé publique dans le monde. Le but était de décrire les aspects épidémiologiques, cliniques, biologiques et évolutifs de l’anémie chez les nourrissons hospitalisés dans notre service.
Il s’agissait d’une étude prospective descriptive, réalisée dans un service de pédiatrie générale du 1er Janvier 2019 au 30 juin 2019. Tous les nourrissons hospitalisés ayant un taux d’hémoglobine inférieur à 11,0 g/dl ont été inclus sauf ceux souffrant d’affections néoplasiques. Les informations ont été recueillies dans les dossiers médicaux et les registres. Les paramètres analysés portaient sur les données sociodémographiques, cliniques, biologiques, diagnostiques et évolutives. Ces données ont été analysées à l’aide du logiciel SPSS 20.
La prévalence de l’anémie chez les nourrissons hospitalisés était de 35% (n= 202). Les nourrissons âgés de moins d’un an étaient les plus atteints. Le sex-ratio était de 1,02. Les patients vivaient le plus souvent dans des conditions socio-économiques défavorables (72%). Les principaux signes cliniques retrouvés étaient la fièvre (59%), la détresse respiratoire (49%), le déficit staturo-pondéral (45%) et la pâleur (42%). L’anémie était sévère (taux d'hémoglobine < à 7 g/dl) dans 17% des cas. Elle était microcytaire, normocytaire et hypochrome dans respectivement dans 49, 51 et 59% des cas. La malnutrition sévère, les infections respiratoires aiguës (IRA), la méningite, le paludisme et la déshydratation par diarrhée étaient les principaux diagnostics évoqués à la sortie des patients. Une transfusion a été administrée chez 14% des patients. L’évolution a été marquée par trois décès (2%).
Conclusion : Cette étude a confirmé la forte prévalence de l’anémie chez les nourrissons. Il est donc urgent de mettre en place des stratégies de santé publique efficaces et efficientes.

Mots clés: anémie, nourrissons, hôpital, Bamako.

DAO Seydou Z¹, DEMEBELE Amadou B¹, TRAORE Bakary A¹, KONATE Sakoba¹, SIDIBE Kassoum¹, MINKAILOU Mahamadou2, OUATTARA Kassoum3, KEITA Chaka4, BOCOUM Amadou5, SIMA Mamadou6, COULIBALY Ahmadou6, TRAORE Mamadou S6, KANTE Ibrahim6, TRAORE Youssouf5, DOLO Amadou I5.

Résumé (Français):

Les objectifs étaient de déterminer la prévalence, de décrire les caractéristiques sociodémographiques et cliniques, de préciser la prise en charge et d’établir le pronostic maternel et fœtal.
Nous avons mené une étude transversale avec recrutement prospectif des données allant du 1er janvier au 31 décembre 2018. Ont été incluses toutes les femmes enceintes, chez qui le diabète a été découvert avant ou au cours de cette grossesse.
Au cours des 12 mois, la prévalence du diabète chez la femme enceinte a été de 1,03%. Le diabète gestationnel représentait 43,6% des cas. Il s’agissait de femmes de 35 ans et plus dans 54,5% des cas, femmes au foyer dans 67,3% des cas. Les facteurs de risque ont été le surpoids et l’obésité dans 48,6% des cas, les antécédents familiaux de diabète dans 35,2% des cas, de macrosomie dans 30,9% des cas et de mort fœtale in utero dans 10,9% des cas. Sur le plan thérapeutique, 71% des patientes ont reçu une insulinothérapie et 29% ont été mises sous régime seul. Les complications ont été dominées par l’infection urinaire et la macrosomie avec 29,1% et 48,2%. Nous n’avons pas noté de malformations fœtales.
Conclusion :
Le diabète associé à la grossesse est de plus en plus fréquent. L’amélioration de son pronostic passe par un diagnostic précoce, un suivi régulier et une prise en charge pluridisciplinaire.

Mots clés: Diabète, Grossesse, Pronostic materno-fœtal

KANE Bourama1, DIALLO Yacouba L2, CAMARA Mody3, DIALLO Korotoumou W.1, SIMAGA Tati1, DRAME Aboubacar SI3, COULIBALY Oumar5, TRAORE Mohamed M3, TOURE Boubacar M.6, FANE Baba3, KONE Oumou6, KONE Affou S.7, COULIBALY Ou8

Résumé (Français):

Dans le monde on estime à 2,4 millions le nombre d’envenimations et de 94 000 à 125 000 le nombre de décès annuels par morsures de serpents. Le risque évolutif dépend de l’âge et la précocité de la prise en charge. Ce risque est plus élevé l’enfant que chez l’adulte. Nous rapportons ici un cas clinique d’envenimation par morsure vipérine mortelle chez un adolescent de 14 ans dans le service de pédiatrie de l’Hôpital du Mali.
Observation : Il s’agissait d’un garçon de 14 ans mordu par une vipère dans un champ. Un traitement associant le sérum antivenimeux au parage la plaie a été fait dans le centre de santé de leur localité. Trois jours après l’accident il a été admis dans un tableau de syndrome méningé. La ponction lombaire pratiquée en urgence a amené un LCR hémorragique qui ne s’est pas coagulé. La TDM cérébrale montré une importante hémorragie méningée. Il est décédé quelques heures après son admission.
Conclusion
Les morsures de serpent sont des situations rares en milieu pédiatrique. Les symptômes hémorragiques ou thrombotiques sont fréquents et engagent le plus souvent le pronostic vital des patients, particulièrement chez les enfants. Mais une prise en charge précoce et efficiente permet de réduire la mortalité.

Mots clés: envenimation, vipère, pédiatrie, Hôpital du Mali

TEMBELY Youssouf1, KASSOGUÉ Amadou2, TRAORÉ Tiémoko1, FRANKY Oman1, COULIBALY Salia3, DOUMBIA Youssouf1, KANTÉ Mahamadou1, TEMBELY Aly1

Résumé (Français):

La Maladie de Mondor ou thrombose veineuse superficielle est une affection bénigne rare. Cette thrombose veineuse superficielle peut se localiser dans plusieurs parties du corps: paroi thoracique, abdominale, bras, pénis. La localisation au niveau de la verge est exceptionnelle. Le diagnostic repose sur l’examen minutieux de la verge complété par une échographie doppler de la verge. Le traitement est basé sur les anti-inflammatoire non stéroïdiens. Nous rapportons un cas de Maladie de Mondor de la verge chez un homme de 31 ans survenu après une activité sexuelle. Le patient est sans antécédent médico-chirurgical notable. Sa symptomatologie associe une douleur et des nodosités au niveau de la veine du pénis. En plus de la clinique, l’échographie doppler aide au diagnostic et permet d’écarter les diagnostics différentiels. Un traitement à base d’anti-inflammatoire non stéroïdien a été instauré chez le patient avec succès

Mots clés: thrombose veine superficielle, verge, maladie de Mondor

DIALLO Moussa1, DJEMA Issa1, DIANGO Djibo2, KANIKOMO Drissa1, SOGOBA Youssouf1, DIALLO Oumar3

Résumé (Français):

La transfusion sanguine en milieu neurochirurgical a des indications variées. Très peu de sujet porte sur cet acte en neurochirurgie. Le but de ce travail est de partager notre expérience sur la transfusion sanguine en milieu neurochirurgical en faisant ressortir les pathologies dont la prise en charge chirurgicale dans notre contexte de travail nécessite une transfusion.
Il s’agissait d’une étude transversale de 19 mois allant de Janvier 2015 à Juillet 2016 portant sur les patients ayant bénéficiés d’une transfusion sanguine lors de leur prise en charge neurochirurgicale. Les paramètres étudiés étaient l’âge le sexe et les antécédents des patients, la perte sanguine peropératoire, le type de produit sanguin transfusé, les techniques opératoires utilisées. Au total, 68 dossiers avaient été colligés.
La transfusion sanguine peropératoire représentait 17,6% des patients opérés durant notre période d’étude. Parmi eux, 47% avaient été opérés en urgence. Le sexe masculin était le plus concerné. L’âge moyen était de 42,5 ans. En chirurgie d’urgence, l’hématome extradural avait nécessité plus de transfusion avec 30,88% des cas. La transfusion en chirurgie programmée concernait les rachis traumatiques avec une perte sanguine moyenne de 600 ml. Le méningiome intracrânien était la tumeur la plus hémorragique (perte moyenne de 450 ml). Le volet de craniectomie était la technique utilisée pour traiter les hématomes extraduraux et les sous duraux aigus. Les lésions du rachis étaient traitées par une arthrodèse associées ou non à une laminectomie. Une mortalité globale de 17,6% avait été enregistrée.
Conclusion
Les besoins transfusionnels sont en augmentation dans notre pratique neurochirurgicale. Les pathologies traumatiques sont celles dont la chirurgie avait nécessité plus de transfusion de sang total. Cette étude peut servir de base de données pour d’autres travaux scientifiques avec des cohortes plus importantes.

Mots clés: neurochirurgie, transfusion sanguine, produits sanguins labiles

SOUNTOURA Zakari1, DIALLO Yacouba L.1, KANE Bourama2, DRAME Boubacar Sidiki Ibrahim3, DEMBELE Bakari 4, DOUMBIA Nanko1, SOW Djeneba SYLLA1, TRAORE Aboubacar Sidiki 5, KONATE Massama1, OUOLOGUEM Nouhoum1, TRAORE Zoumana1, KONE Apho Sallé6, SIDIBE Assa TRAORE1

Résumé (Français):

L’hémophilie est une maladie hémorragique congénitale rare associée au chromosome X. La mortalité et la morbidité restent élevées surtout dans les pays à ressources limitées. Depuis 2012 la prise en charge de l’hémophilie a connu une véritable évolution au Mali avec l’accès au diagnostic et au traitement avec des facteurs anti hémophiliques A ou B. Quoique salutaire, la prise en charge des hémophiles n’est pas encore efficiente au Mali. L’objet de ce travail était de faire un état des lieux dans l’optique de contribuer à améliorer la qualité de vie des malades.
Il s’agissait d’une étude transversale incluant les hémophiles A et B suivis à l’hôpital du Mali. Elle était à la fois rétrospective de 01 Juin 2014 01 Novembre 2017 et prospective 01 Novembre 2017 au 30 Septembre 2018. Les informations sur chaque patient ont été glanées sur des supports individuels à partir des dossiers des malades, la base des données de la Fédération Mondiale de l’hémophilie et le registre national des coagulopathies du Mali. Les données sociodémographiques et de biologie ont été saisies et analysées sur SPSS 21.0.
Sur 1216 patients pris en charge sur le plan hématologique, 123 étaient suivis pour syndrome hémorragique. Nous avons enregistrés 110 hémophiles soit 89.43% des syndromes hémorragiques. Il s’agissait dans 91.8% d’hémophiles A. Pendant la période de l’étude, 2 143 260 UI de concentrés de facteurs anti-hémophiliques ont été utilisés. Les hémarthroses constituaient la cause de consommation de facteurs anti hémophiliques dans 46%, suivies des hématomes (36%). Les complications et les rares cas de décès étaient exclusivement observés dans les formes sévères. Il existait une corrélation entre la survenue des accidents hémorragiques, les complications et la survenue des décès chez les malades soumis aux traitements préventifs (p=0.001).
Conclusion
La prise en charge de l’hémophilie connait des avancés encourageantes au Mali, mais il existe encore de nombreux défis à relever afin d’améliorer la qualité de vie des hémophiles sévères.

Mots clés: Hémophilie, diagnostic, hémarthrose, qualité de vie, pays en développement, Mali

Konaté Aminata Soumare1, 2, Rénion Saye1, Hassan K. M. Fofana1, Moussa Sacko1, Ngor Faye2

Résumé (Français):

Afin de réduire la mortalité associée au paludisme, le gouvernement malien à décider de vulgariser le diagnostic et le traitement précoce. Le but de cette étude était d’évaluer la qualité du diagnostic du paludisme dans les structures publiques du district de Bamako.
Nous avons analysé 360 lames de GE/FM positives et négatives et 360 tests de TDR dans 18 districts sanitaires de Bamako. Nous avons trouvé une conformité des résultats dans 53.3% pour les techniciens de laboratoire; 86.7% pour les assistants de laboratoire, 25% pour les aides-soignants et 33.3% pour les stagiaires. Les TDR ont été réalisés dans 91.7% par des médecins conseils ; 91.7% des médecins pédiatres ; 90.5 % par des techniciens de laboratoire ; 92.3% par des assistants de laboratoire; 83.3 % des aides-soignants et 77.8% par des stagiaires. Sur les lames de GE effectuées simultanément par les CSRef et les CSCom entre mai - septembre 2017, leurs relectures ont révélé un taux de sensibilité de 91.1 % pour les laboratoires des CSCom contre 86.2 % pour les CSRef. Le taux de spécificité des résultats pour les laboratoires des CSCom était de 71.3 % et ceux des CSRef de 88.7 %. Le taux de concordance pour les CSRef était de 87.5% et de 78.8% pour les CSCom.
Conclusion : Les résultats obtenus montrent qu’ils restent encore des efforts à fournir pour atteindre une garantie de la fiabilité des résultats fournis par les laboratoires du district de Bamako.

Mots clés: Evaluation, Plasmodium, Qualité, Paludisme, Goutte épaisse, TDR, Biologie, Bamako

Hammadoun DICKO1, Mohamed KEITA1, Boubacar DIALLO1, Moussa DEMBELE2, Sory TRAORE1, Mamadou K TOURE3, Daouda DIALLO4, Mamadou SIMA5, Adama S SISSOKO6, Seydina A BEYE1, Diénèba DOUMBIA1, Youssouf COULIBALY1

Résumé (Français):

Le syndrome d’encéphalopathie postérieur réversible (SEPR) appelé PRES par les anglo-saxons (Posteriori Réversible EncephalopathySyndrom), est un syndrome rare, de diagnostic clinico-radiologique associant des manifestations neurologiques et des lésions typiquement bilatérales et symétriques des lobes pariéto-occipitaux. Les facteurs et les terrains favorisant sa survenue sont multiples, dominés par les situations où il existe une hypertension artérielle.
Nous rapportons 4 observations de SEPR du postpartum survenus dans un contexte d’éclampsie (HTA, protéinurie, crise convulsive ou coma). Il s’agissait de primigeste entre 16 et 18 ans. Des manifestations cliniques à type de : céphalée, hypertension artérielle, trouble visuel, crise convulsive tonico-clonique ont été rapportés chez toutes les parturientes. Le diagnostic a été confirmé par la TDM cérébrale dans 3 cas objectivant une hypodensité occipitale bilatérale et à l’IRM dans un cas montrant des lésions hétérogènes en polaire frontal, pariétal droit et occipital bilatéral en hyper-signal. L’évolution a été favorable dans tous les cas en moins de 6 jours sous traitement antihypertenseur et anticonvulsivant.
Le SEPR et l'éclampsie partagerait probablement les mêmes mécanismes physiopathologiques. Leur prise en charge et leur pronostic semblent similaires.

Mots clés: Syndrome d’Encéphalopathie Postérieure Réversible; HTA; péripartum; Point G

Mamadou K TOURE1; Mahamadoun COULIBALY1 , Hamadoun DICKO2, Joseph KONE1 , Hicham KECHNA3; Falaye KEITA4, ,Seydina A BEYE5. Daouda MINTA6; Diango MDJIBO7; Abdoulaye DIALLO8

Résumé (Français):

Notre travail avait pour but d’évaluer l’intérêt de l’administration d’une faible dose de morphine en sous arachnoïdienne au cours d’une chirurgie pelvienne. Il s’agissait d’une étude prospective de 6 mois, ayant inclus les patientes opérées pour chirurgie pelvienne en gynéco-obstétrique justiciable d’un séjour soit en soins attentifs, ou en unité de soins intensifs n’ayant pas de contre-indication ni à la rachianesthésie ni à l’administration de la morphine. Au total120 patientes majoritairement jeunes ont été colligées, avec une moyenne d’âge de 24+/-6 ans. Les principales indications chirurgicales ont été la myomectomie (62.5%), la césarienne (30%). L’EVA à l’admission en SSPI était entre 0 et 3, chez 82, 3% des patientes. On note également une stabilité hémodynamique chez l’ensemble des patientes depuis l’admission jusqu’à H48. La fréquence respiratoire était stable durant les 48 heures post opératoire chez l’ensemble des patientes. Les effets secondaires observés ont été dominés par les NVPO (6,6%), et le prurit (1,6%). Nous n’avons pas observé de détresse respiratoire et de trouble de transit. La grande majorité des patientes sont satisfaites ou très satisfaites de la rachianalgésie. La rachianalgésie à faible dose de morphine apparait efficace, économique dans notre contexte, avec peu d’effets secondaires.

Mots clés: Analgésie, Morphine, gynéco-obstétrique

Seydou TOGO1, Moussa A. OUATTARA1, Jacques SAYE1, Ibrahim Boubacar MAIGA1, Cheick Ahmed Sékou TOURE1, Abdoul. Aziz MAIGA1, Allaye OMBOTIMBE1, Souleymane COULIBALY1, Jérôme DACKOUO1, Amadou DRAME2, Amadou SIDIBE2, Nouhoum OUOLOGUEM3, Yacouba Lazare DIALLO3, Sadio YENA1.

Résumé (Français):

Les Fistules Artério-Veineuses (FAV) traumatiques sont des pathologies vasculaires rares et pose un problème de diagnostic topographique et de prise en charge thérapeutique. Le retard de prise en charge, favorisent la survenue des complications cardiaques et trophiques. Nous décrivons un cas clinique de FAV poplité basse récidivante dont la prise en charge a été réalisée avec succès par voie endovasculaire. Les manifestations cliniques à caractère vasculaire et les résultats de l’écho-doppler associé à l’angioscanner avaient permis de poser aussi bien le diagnostic que l’indication opératoire. Le traitement a été possible par chirurgie endovasculaire avec mise en place d’un stent couvert à l’hôpital du Mali. La prise en charge de ce type de lésion ancienne et récidivante par voie endovasculaire donne de bons résultats et apparait comme une alternative thérapeutique crédible des shunts A-V traumatiques des membres inférieurs (MI).

Mots clés: fistule artérioveineuse, traumatique, membres, endovasculaire.

Hong MIN1, Seydou TOGO2, Kassoum DIARRA3

Résumé (Français):

But : Evaluer l’efficacité de l'application du catalogue des instruments dans la traçabilité, la gestion et la composition des boites à instruments dans les salles d’opérations. Méthode : Le nom des boites d’instruments, la composition des boites et la photographie des instruments sont les 3 éléments qui sont saisis puis photocopier sur papier A4 pour constituer un modèle de catalogue des instruments chirurgicaux. Ce catalogue est consultée et respecter afin de servir de référence dans la reconstitution des boites pour la traçabilité des instruments. Résultats : L’utilisation du catalogue des instruments pour la composition des boites à instruments a diminué de manière significative les pertes, les mélanges d’instruments chirurgicaux (p < 0.001). Il a permit également d’accroître l'efficacité de la préparation préopératoire des instruments. Conclusion : Le catalogue des instruments est d’utilisation facile et applicable dans notre contexte. Il permet de limiter les pertes, les mélanges de matériel, la régularisation et l’organisation effective de la gestion standard du matériel chirurgical en vue d’optimiser les soins.

Mots clés: Catalogue, instruments ; chirurgical, bloc opératoire, traçabilité.

Joseph KONE1, Mamadou Karim TOURE 1, Mahamadoun COULIBALY 1, Siriman A KOITA1, Terna TRAORE2, Boubacar DOUMBOUYA2, Mamadou Salia DIARRA3, Saoudatou TALL4, Diénéba DOUMBIA5.

Résumé (Français):

L’objectif de cet article était de rappeler la problématique du diagnostic et de la prise en charge du syndrome d’embolie graisseuse post-traumatique. Le syndrome d'embolie graisseuse (SEG) est un ensemble de manifestations pulmonaires et systémiques secondaire à l'obstruction des petits vaisseaux par des particules graisseuses. La physiopathologie est mal connue et repose sur deux théories dont la plus répandue est celle de Gauss. La première description du syndrome d’embolie graisseuse a été faite par Von Bergman en 1873. Son incidence varierait de 0,5 à 30% dans les suites de fractures osseuses. Des étiologies non traumatiques ont été citées dans la littérature. Le diagnostic positif est évoqué devant une notion de traumatisme des os longs associée à des signes cliniques, radiologiques et biologiques évocateurs. Le tableau classique est constitué de la triade de Gurd regroupant des manifestations cutanées, respiratoires et neurologiques. A défaut d’un consensus formel sur les moyens thérapeutiques, le traitement est symptomatique et basé sur la réanimation hydro électrolytique, respiratoire et neurologique. Le pronostic est intimement lié à la gravité des atteintes respiratoires et neurologiques avec une mortalité de 5 à 15%.
Nous rapportons un cas d’embolie graisseuse post-traumatique survenue chez un patient de 32 ans pris en charge dans notre unité de réanimation.

Mots clés: Embolie graisseuse, Diagnostic, Traitement.

Yacouba Lazare DIALLO1, Boubacar Ali TOURE2, Madani LY3, Yacouba CISSOKO4, SOW Djeneba SYLLA1, Nanko DOUMBIA1, MENTA Djenebou TRAORE1, Madani OUOLOGUEM1, Nouhoum OUOLOGUEM1, Massama KONATE1, SIDIBE Assa TRAORE1.

Résumé (Français):

Le diagnostic de l’anémie par carence en vitamine B12 est fait par le dosage sérique de la vitamine. Ce travail décrit les particularités cliniques de la carence en vitamine B12 au Mali.
Sur 79 dossiers, 52 cas d’anémie par carence en vitamine B12 , ont été retenus du 1er octobre 2005 au 30 septembre 2012. Nous avons étudié les paramètres cliniques et biologiques. Un taux de vitamine B12 inférieur à 200 pg/ml, était le principal critère d’inclusion. Le dosage de la vitamine B12 sérique a été fait selon la technique ELISA. L’analyse statistique a été faite sur SPSS 12.0.
Nous avons retenus 52 dossiers. L’âge moyen était de 52,1±14,7 ans (extrêmes : 10 et 81 ans). Le sex-ratio H/F était de 0,9. Soixante pour cent (60%) des patients avaient moins de 60 ans. L’anémie était retrouvée chez 94,2% des patients. L’examen clinique, notait une mélanodermie chez 46,2% des malades, des signes neurologiques (52% des malades). Le volume globulaire moyen était de 96,5 fl (extrêmes : 70 et 143 fl). Le taux moyen de vitamine B12 sérique était de 81,5 pg/ml (extrêmes : 2,1 et 197,3 pg/ml). La fibroscopie réalisée chez 27 malades, retrouvait des lésions de la muqueuse gastrique (17 fois).
Nous concluons, que l’anémie par carence en vitamine B12 présente des caractéristiques cliniques et hématologiques particulières qui doivent être connues en vue d’améliorer sa prise en charge au Mali.

Mots clés: anémie, carence ne vitamine B12, Mali

Mahamadoun COULIBALY1, Mamadou Karim TOURE1, Joseph KONE1, Siriman KOITA1, Ousmane NIENTAO2, Aminata DABO1, Dieneba DOUMBIA3, Djibo Mahamane DIANGO4, Youssouf COULIBALY3.

Résumé (Français):

L’hémorragie intra ventriculaire est une situation rare après une ponction lombaire. Aussi les symptômes d’une hémorragie intra crânienne secondaire à une ponction lombaire sont des céphalées classiquement bilatérales sévères, constrictives, occipitales, occipito-frontales ou diffuses. Dans ce travail un cas d’hémorragie intraventriculaire après rachi anesthesthésie survenue chez une patiente âgée de 34 ans sans antécédent notable. Elle a admise pour cure chirurgicale d’un utérus polymyomateux sous rachianesthésie dont les suites opératoires immédiates étaient simples d’où sa sortie à J4 du post-opératoire ; 48 heures après sa sortie soit J6 du post opératoire, elle sera réadmise dans un tableau d’état de mal épileptique motivant la réalisation d’un scanner cérébrale qui objective une hémorragie intra ventriculaire avec hémorragie méningée. La prise en charge a été médicale à base de : Nimodipine,rehydadation,sédation au thiopental avec ventilation mecanique. L’évolution était favorable en quatre (4) jours. L’hémorragie sous-durale intracrânienne (HSD) qui est similaire à notre cas, demeure une complication exceptionnelle, de l’ordre de 1/500 000 à 1 million. Une revue de la littérature récente a recensé 25 cas d’HSD consécutifs à une rachianesthésie. Un diagnostic précoce et une intervention rapide ne doivent souffrir d’aucun retard afin de minimiser le risque de complications.

Mots clés: Rachianesthésie ; Hémorragie intra ventriculaire, Neurologie